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CODEX

Le codex

Titre original : The Codex

Année de parution : 2004

Traducteur : Philippe Beaudoin

4ème de couverture :

Bonjour du pays des morts !

Ainsi débute la vidéo laissée par un richissime collectionneur à ses trois fils. Ils apprennent que leur père s’est enterré avec ses trésors dans une cité perdue d’Amérique centrale. Celui qui découvrira le tombeau héritera de sa fortune. Mais les trois frères ne sont pas les seuls à convoiter ces pièces inestimables, dont un manuscrit maya du XIème siècle, le Codex, qui pourrait révolutionner l’industrie pharmaceutique. La chasse au trésor est lancée. Dans la jungle hostile du Honduras, certains sont prêts à tuer pour s’approprier les secrets du Codex.

Mon opinion :

Décidément, Douglas Preston aime les histoires de chasse au trésor qu’il les écrive seul ou en collaboration avec Lincoln Child…
La 4ème de couverture du livre (reproduite ci-dessus) n’est pas forcément attrayante, d’autant plus qu’un avis de « Entertainment weekly » nous dit : « Si vous avez aimé les aventuriers de l’arche perdue, vous allez adorer le Codex ». En lisant ça, on s’attend à des aventures à la limite du plausible, alourdie par un humour potache et pétri de bon sentiments.
L’aventure exotique est indéniable. Ca ne donne pas vraiment envie d’aller visiter le Honduras….Par contre, nous découvrons les tribus indiennes locales, quelques éléments de leur mode de vie probablement réel du fait de la qualité de chercheur de l’auteur, et leur réaction face à notre vision de la civilisation. L’humour n’est pas potache. Il est discret, matérialisé par la présence d’une jeune femme scientifique, confrontée au machisme de leur guide indien. Certaines répliques sont cocasses, mais bourrées de philosophie… Sinon, nous sommes bien dans une histoire dramatique, cruelle, dans laquelle le chasseur devient chassé.
En général, les livres de Douglas Preston et Lincoln Child font la part belle à l’action et au coté documentaire. Le coté psychologique est assez laissé de coté. Dans ce livre ci, il se livre a une réflexion sur la vie, sur la liberté, sur ce qui nous pousse à faire des choix, que ce soit la reflexion ou la rebellion. Ce livre m’a fait le même effet que La Chambre des Curiosités (de la saga Pendergast), car il est plus fouillé que les autres, plus tortueux, plus réfléchi. C’est donc un livre que j’ai beaucoup aimé. Il a quelques défauts : On ne sait pas qui a assassiné deux personnes au début du livre, puis j’aurais aimé savoir ce que devienne les personnages après l’aventure, or on n’a des nouvelles que de l’un d’entre eux. Donc, des défauts bien légers.

Je ne peux pas m’empêcher de voir ce livre comme une ode à ces civilisations que l’on pense sauvages, à des beautés de la nature parfois cruelle, mais aussi une ode à des connaissances perdues ou que notre monde médical ridiculise ou diabolise. Pour cela aussi, ce livre est magnifique