Pendergast.fr































SA FAMILLE


Dans la famille Pendergast, c’est une vieille tradition familiale de donner des prénoms inhabituels aux nouveaux nés (le Violon du Diable page 555)


La demeure familiale


Les armoiries familiales représentent un œil ouvert surmontant un croissant de lune et une pleine lune, un lion est couché dessous. (La Chambre des Curiosités page 588)

La demeure familiale, à la nouvelle Orleans, s’appelle la Maison de la Rochenoire. C’est une immense et vénérable demeure de Dauphine Street, dans laquelle Pendergast a grandi. A l’origine, le batiment avait accueilli un couvent de Carmélite avant d’être racheté au XVIIIème siècle par l’un de ses lointains ancêtres qui avait fait procéder au réaménagement de ce dédale de pièces voutées et de couloirs sombres. La Maison de la Rochenoire avait été ravagée par un incendie peu après le départ du jeune Pendergast pour l’Angleterre où il avait été mis en pension. Lors de ses pratiques méditatives, il revient souvent en pensée dans cette maison, pour se ressourcer.

L’incendie (qui a détruit la maison de la Rochenoire a été allumé par une foule haineuse et superstitieuse (selon Cornélia Pendergast). Aloysius avait 20 ans à l’époque et faisait ses études à Oxford, mais Diogène se trouvait là le soir où ses parents sont morts brulés vifs sous ses yeux. Il avait trouvé refuge dans le sous sol et les pompiers l’en ont sorti.. Aloysius est rentré deux jours plus tard. Dans l’intervalle, la famille restante a été hébergée par des parents à Baton Rouge. Diogène a pris son frère à part, ils se sont enfermés dans une pièce. L’entrevue a duré à peine 5 minutes. En sortant, Aloysius était blanc comme un linge. Quand à Diogène, il a quitté la maison sans rien emporter, pas même un vêtement, et la famille n’a plus eu de nouvelles de lui jusqu’à l’annonce de sa mort. (Danse de Mort page 50)

Son arrière grand oncle Antoine Leng Pendergast a fait reconstruire une maison identique à la maison familiale de La Rochenoire à Manhattan, car il avait été chassé de la maison familiale à cause de sa folie.

Dans la maison, une crypte construite par les carmélites a fini par servir de nécropole au clan Pendergast, avec les dépouilles de douze générations, qu’il s’agisse des ancêtres de vieille noblesse française ou des obscurs aïeux cajuns exilés dans les bayous de Louisiane. Henri Pendergast de Mousqueton était un charlatan et arracheur de dents de la fin du XVIIème siècle qui vendait des remèdes de bonne femme aux plus crédules entre deux tours de passe passe et autres saynettes comiques. Edward Pendergast était un un célèbre médecin de Harley Street dans le Londres du XVIIème siècle. Comstock Pendergast était un célèbre disciple de Mesmer, magicien reconnu, et maitre de Harry Houdini. Il avait aussi des ancêtres peintres, des meurtriers, des acteurs de music hall, des violonistes prodiges.

Dans la crypte, un mausolée de marbre blanc, réplique miniature de la Maison de la Rochenoire abrite la dépouille d’Hezekiah Pendergast, l’arrière arrière grand père de l’inspecteur.


Penumbra, la plantation familiale


A La Nouvelles Orléans , la plantation familiale se nomme Penumbra. Elle avait été érigée en 1821 par la famille Pendergast et était inscrite au registre des Monuments historiques. La façade présente des colonnades et est de style grec, encadrée de vénérables chênes d’où pendent des guirlandes de mousse espagnole. Elle est ornée d’une plaque de cuivre qui indique la date de sa consctruction et le nom de la famille Pendergast. Du fait des années, une épaisse patine de vert-de-gris recouvre les balustrades en cuivre du premier étage. La peinture des colonnades s’écaille et il règne autour de Penumbra une atmosphère d’abandon, d’humidité et de désuétude. A la droite de la maison, il y a un petit jardin botanique fermé par une haie. Il y a là un tsuga du Canada derrière lequel on apercoit un carré de terrain ceint de grilles rouillées. Des stèles de marbres et des pierres tombales mangées par la végétation s’élève de tous cotés, certaines à la verticale, d’autres périlleusement penchées. C’est le cimetière familial. (Fièvre mutante page 37 et 38)

Pendergast est le bénéficiaire d’une rente familiale. Il doit remplir une obligation sous peine d’être déshérité : Tous les 5 ans, il doit se rendre à Penumbra accompagné d’un notaire, sur la tombe de son grand père Louis de Frontenac Diogène Pendergast. Sur la pierre tombale de celui-ci, il y a :
Hic jacet sépultus Louis de Frontenac Diogène Pendergast 2 avril 1891 – 15 mars 1965 Tempus edax rerum

La plupart des personnes qui reposaient dans ce cimetière avaient été exhumés de la crypte de la maison familiale de Dauphine Street au lendemain de l’incendie qui avait détruit la vieille demeure du clan Pendergast à La Nouvelle Orléans (Fièvre mutante page 38 à 40)

Après l’incendie de la maison de Rochenoire, les sépultures qui se trouvaient dans les cryptes ont été transférées vers la plantation de Penumbra, les souterrains ont été comblés et les ruines passées au bulldozer. L’endroit est resté en friche pendant de nombreuses années jusqu’à ce que Pendergast loue le terrain aux gérants d’un parking. Rochenoire était située à l’écart, protégée de la rue par un jardin. Il s’agissait à l’origine d’un monastère, un solide bâtiment orné de bow-windows, habillé de créneaux et surmonté d’un belvédère, le tout dans un style néogothique en rupture avec l’architecture environnante. Sa chambre se trouvait au coin du premier étage. L’une de ses fenêtres dominait le cottage Aubudon, avec une vue plongeante jusqu’au fleuve. Quant à la seconde, elle donnait sur la maison Le Prëtre ; Aloysius a passé des heures à regarder les Le Prêtre s’agiter derrière leurs fenêtres dont ils ne tiraient jamais les rideaux. Pour le jeune garçon qu’il était, ce fut une véritable éducation en matière de dysfonctionnements relationnels. (Fièvre mutante page 94)

Le gardien de Penumbra s’appelle Maurice. Il s’efforce d’entretenir la maison. Il appelle Pendergast « Maitre Aloysius » . Il vit seul à Penumbra depuis 12 ans. Il refuse que Pendergast embauche une gouvernante et un cuisinier car il affirme pouvoir s’occuper seul de la maison (Fièvre mutante page 37 et 41)

Penumbra, la cuisine est entièrement vide. Il y a une suite de salons et de petits salons, le garde manger. Il flotte dans l’air des odeurs tout droit sorties de son enfance : des effluves de cire, de vieux chêne et même un soupçon oublié du parfum de sa mère, noyés dans un mélange d’humidité et de moisissure. Chaque objet, chaque bibelot, chaque tableau était à sa place, du presse papier jusqu’au cendrier en argent, porteur de mille et une réminiscences attachées à des proches, disparus depuis longtemps. Des souvenirs de noces, de baptêmes, de veillées funèbres, de réceptions, de bals masqués, d’enfants courants d’une pièce à l’autre, pourchassés par la réprobation de vieilles tantes. Il y a un grand escalier qui débouche sur un palier. A partir de là, deux couloirs opposés conduisent aux chambres des deux ailes du batiment, de part et d’autre d’un grand salon dans lequel on accède en passant par une double porte en arc de cercle, protégée par des défenses d’éléphant. Dans la pièce trône une peau de zèbre. Au dessus d’une cheminée immense, l’énorme tête d’un buffle du Cap observe méchamment le visiteur, avec ses yeux de verre. De nombreux autres trophées ornent les murs : kudus, chevreuils, cerfs, biches, sangliers sauvages, élans… Le long d’un mur, se dresse un ratelier ancien dans lequel est enfermée sa collection d’armes de chasse. Il n’a plus touché à l’un de ces fusils depuis le jours de la mort d’Helene. (Fièvre mutante page 42)

Tipton, le conservateur du musée d’Aubudon est très surpris de voir Pendergast vivant. Des bruits avaient couru sur sa disparition. Tipton, conservateur du musée depuis un demi-siècle avait appris à connaitre le clan Pendergast. Il avait conservé un souvenir photographique de cette nuit terrible au cours de laquelle la propriété avait brulé : la foule déchainée, les hurlements s’échappant des étages, les flammes qui s’élevaient dans la nuit. Il avait éprouvé un soulagement lorsque les membres survivant de la famille avait quitté la région. Les Pendergast lui avaient toujours donné froid dans le dos, surtout le frère , le très étrange Diogène. On racontait aussi qu’Aloysius aussi avait disparu ce qui n’avait rien de surprenant : la famille Pendergast portait en elle tous les signes d’une extinction programmée (Fièvre mutante page 113)

Les Pendergast ne vendent jamais leurs terres (Fièvre mutante page 94)

Tipton, le conservateur du Musée Aubudon se dit « une femme dévorée par un lion, des parents brulés vifs par une foule en colère…quelle famille ! » (Fièvre mutante page 117)


La fortune familiale


La fortune est très importante.
La famille Pendergast fait traditionnellement profiter de ses largesses les comtés de la Nouvelle Orléans et de Saint Charles pour y avoir vécu pendant des siècles. Si la famille n'est plus physiquement présente sur place, le patrimoine local en a conservé la trace. Sur la façade de l'hotel de ville de Plankwood, on peut lire l'inscription suivante :
L'HOTEL DE VILLE DE PLANKWOOD, LOUISIANE, A ETE ERIGE GRACE A UN DON GENEREUX DE COMSTOCK ERASMUS PENDERGAST EN L'AN DE GRACE 1892.
Pendergast avoue "nous évitons de nous en vanter, mais les fondations commanditées par le clan Pendergast continuent d'alimenter les finances de nombreuses communes des alentours... Nous finançons notamment des bourses d'études, mais aussi le fonds auxiliaire de la police municipale, la bibliothèque, ainsi que le service de l'état civil que vous dirigez".(Vengeance à froid - page 167)


La folie familiale


« l’histoire de ma famille est marquée par la folie depuis de nombreuses générations. Une folie parfois inoffensive, voire salutaire dans certains cas. Mais la plupart du temps, je crains que cette folie n’ait pris des formes aussi monstrueuses que cruelles. Il semble malheureusement que ce trait se soit encore accentué avec la présente génération. Mon frère Diogène est à la fois le plus dangereux, le plus fou et le plus brillant de tous les Pendergast…Il est d’ailleurs heureux que nous soyons les ultimes héritiers de notre lignée » (le Violon du Diable page 382)
L’un de ses ancêtres est mort piqué par une araignée vénimeuse de Goa alors qu’il était simple fonctionnaire, à l’époque de l’empire Britannique des Indes. Son arrière grand oncle Maurice a été pendu à la nouvelle Orléans en 1871 pour avoir assassiné sa femme et l’amant de celle-ci . Le gibet ayant été sérieusement endommagé, lors d’émeutes à cette même époque, on l’a pendu depuis l’une des fenêtres du tribunal sur Décatur Street. La corde, défectueuse, s’est rompue sous l’effet des contorsions de Maurice et il s’est tué dans sa chute. (Danse de Mort page 92)
Sur Little Governonrs Island, près de Manhattan, sa grand tante Cornelia Delamere Pendergast est internée à l’hopital Mount Mercy, dans l’unité de psychiatrie criminelle. (cc p483). Cet établissement abritait autrefois un sanatorium réservé aux millionnaires atteints de tuberculose. Il a été transformé depuis en asile pour les criminels jugés irresponsables. Cornélia a empoisonné toute sa famille : sa mère, son père, son mari, son frère et ses deux enfants. Elle les croyait possédéd par le démon, ou bien par les esprits des sorldats yankees tués par son père, personne ne sait exactement. Elle est dangereuse et est encore très douée pour se procurer des lames de rasoir qu’elle dissimule ensuite sur elle. Au cours des 12 derniers mois, elle a blessé gravement deux infirmiers. (Danse de Mort page 43)
Beaucoup de membres de la famille Penderdast ont hérité d’une certaine instabilité mentale, voire de folie ;(La Chambre des Curiosités page 487)


Hezekiah, un aïeul pas comme les autres...


Lorsque Hezekiah avait atteint l’age adulte, la fortune des Pendergast avait pratiquement disparu et il s’était retrouvé sans le sou, plein d’idées et d’ambitions. Il avait commencé par vendre des élixirs et des potions miraculeuses au sein d’une troupe ambulante, avant d’être reconnu comme un omnipraticien de génie dont les remèdes guérissaient tout ou presque. Au cours de ses tournées à travers le Vieux Sud, il proposait ses services entre le numéro d’Al Ghazi, le contortionniste et celui de Harry M. Parr, instructeur canin. Une fois le spectacle terminé, les potions d’Hezekiah se vendaient comme des petits pains, même à la somme astronomique de 5 dollars le flacon. Le temps de quelques tournées triomphales, et il avait pris la tête de sa propre tournée ambulante. Ses notions médicales mais surtout ses dons commerciaux lui avaient permis d’imposer son Elixir Fabuleux et Fortifiant Glandulaire à travers la jeune Amérique où il était devenu l’un des médicaments les plus usités de son temps, assurant la fortune de son concepteur. Quelques mois après son adoption par le grand public, des rumeurs se sont mises à courir sur l’Elixir : on disait qu’il rendait fou et provoquait des grossesses monstrueuses ou des morts, mais les ventes augmentaient régulièrement. Une variante pour les bébés a été commercialisée, garantissant « la tranquillité chez l’enfant ». Un journaliste du Collier’s magazine avait fini par dénoncer l’Elixir Pendergast en démontrant avec l’aide d’un chimiste, qu’il s’agissait un mélange hautement toxique de chloroforme, d’hydrochlorure de cocaine, d’acetanilide et de plantes. Les plaintes s’accumulant la production s’est arrêtée, mais pas avant que la propre épouse d’Hezekiah ne succombe aux effets de cet elixir miracle pour en avoir abusé (la Chambre des Curiosités page 589).

Hezekiah Pendergast était l'arrière-arrière-grand-père d'Aloysius, et un charlatan patenté. Il a entamé sa carrière en vendant des élixirs miracles dans un spectacle ambulant avant de mettre au point, après quelques années, un "remède" baptisé Elixir Composé et Fortifiant Glandulaire. Grâce à son sens inné du commerce, les ventes de son filtre ont explosé au cours des années 1880. Les patients inhalaient son produit, une pratique assez courante à l'époque, en usant d'une sorte d'atomiseur auquel il avait donné le nom d'Hydrokonium. Un simple vaporisateur, en vérité, qu'il avait fait breveter et vendait en même temps que son élixir. Ces deux produits ont contribué à restaurer la fortune familiale des Pendergast, qui connaissait alors un certain déclin. L'élixir était décrit comme "un agréable fortifiant au service des troubles biliaires", capable de "rendre force au faible et d'apaiser la neurasthénie", de "parfumer l'air que nous respirons". Mais à mesure que se répandait l'usage du remède d'Hezekiah, les rumeurs commençaient à circuler : on soupçonnai cet élixir de provoquer la folie en favorisant la violence meurtrière, d'entraîner la mort dans des conditions aussi douloureuses que dévastatrices. Plusieurs médecins ont tenté de dénoncer les effets pervers de cet élixir, sans que le public s'en émeuve, jusqu'à ce que le magazine Collier's publie un article dans lequel il était démontré que ce philtre provoquait l'addiction et qu'il s'agissait d'un mélange mortel de chloroforme, de cocaïne, de plantes vénéneuses et autres ingrédients toxiques. La production en a finalement cessé en 1905. Ironie de l'histoire, l'une des dernières victimes de ce poison a été la propre épouse d'Hezekiah, Constance Leng Pendergast que tout le monde au sein de la famille connaissait sous le nom de Stanza. (Labyrinthe fatal - page 175) Toutes les victimes évoquaient l'odeur de nénuphar, cela faisait même partie des qualités vantées par les vendeurs de ce philtre. Au départ, il s'agissait d'un parfum léger, accompagné d'une sensation de bien-être et de grande acuité mentale. Avec le temps, l'odeur se faisait omniprésente et entêtante. Puis à mesure que la prise d'élixir se poursuivait, ce parfum de nénuphar laissait place a des relents de pourrissement. La victime devenait irritable et perdait le sommeil. Au sentiment d'euphorie initial succédaient des crises d'angoisse et des épisodes maniaques, entrecoupés de périodes d'apathie. A ce stade, l'ingurgitation de nouvelles doses du produit devenait inutile, elle accroissait même les souffrances de la victime. Celle-ci était prise de fréquents accès de rage, entre deux épisodes de léthargie extrême. Les premières douleurs se manifestaient, de violentes céphalées et des crises articulaires au pont que tout mouvement devenait insoutenable. Au point que la mort survenait comme une délivrance. Autre détail important : l'élixir n'était pas administré sous forme de gouttes ou de comprimés, le patient utilisait un vaporisateur afin de l'inhaler . (Labyrinthe fatal - page 188)
En outre, l'élixir provoque des changements épigénétiques capables de sauter plusieurs générations, au point de provoquer la mort d'un descendant d'une victime à plus d'un siècle d'intervalle. (Labyrinthe fatal - page 358)


Antoine Leng Pendergast, le serial killer


Un grand merci à Nathalie R. pour ces éléments :

Antoine Leng Pendergast est le fils de Hezekiah Pendergast et de Constance Leng. Il est Vraisemblablement né en 1845.
Dans La Chambre des Curiosités, Cornélia raconte 'page 431 ) :
"C'était un enfant brillant, doué d'une intelligence bien supérieure à la moyenne, doublée d'un esprit sarcastique et souvent fantasque. A l'âge de 7 ans , il était déjà imbattable aux échecs et au jacquet (...) Il se passionnait pour l'histoire naturelle , jusqu'à conserver en permanence dans sa chambre toutes sortes d'animaux et d'objets effrayants : des insectes , des serpents , des ossements , des fossiles. Parallèlement , il avait hérité de son père une passion pour les élixirs, les potions et autres remèdes de ce genre sans parler des poisons ( ...) Au lendemain du drame qui devait coûter la vie à sa mère, Antoine s'est renfermé sur lui -même . Il ne voyait quasiment personne, restait la plupart du temps seul dans sa chambre à faire des expériences de chimie .(...) par la suite, il a commencé à traîner au cimetière Saint Charles se sentant plus à l'aise en compagnie des morts que des vivants.
Il fréquente Marie LeClaire (de soixante ans son aîné) .Elle avait un véritable ascendant sexuel sur lui (page 433) Elle l'aidait à préparer ses potions et ses philtres magiques, lui confectionnait ses poupées vautoux ....Après sa mort , il aurait profané son corps , car il était persuadé de parvenir à la ramener à la vie . C'est elle qui le lui a fait promettre.
A sa majorité ( 21 ans ) , sa famille lui demande de quitter la maison .Il multipliait les expériences horribles et parlait déjà de sauver le monde, de guérir l'humanité de ses tourments, sans doute en expiation de ce qu'avait fait son père. "Il part s'installer chez "les Yankee".
Il fait d'abord ses études à Oxford et devient docteur en médecine , docteur en philosophie avec la mention très honorable à l'unanimité du jury ( New Collège Oxford ).
Il a une trentaine d'année quand il arrive à New York dans les années 1870 . Il habite dans Catherine Street, à Five Points , un quartier populaire de Manhattan. Il loge au deuxième étage d'un immeuble appartenant à J.C. Shottum. Il lui paye un loyer conséquent et le fait bénéficier de ses découvertes scientifiques et l'aide à gérer son Cabinet de Curiosités, situé au rez de chaussée de l'immeuble . Pendant les hivers 1873 et 1874 , il offre ses services aux victimes de la grippe. Il met ses connaissances médicales à dispositions de plusieurs hospices (la Five point mission et l'Hospice de Five Points ). Il donne des conférences au Lycéum qui sont appréciées et il peut ainsi démontrer devant ses pairs l'ampleur de ses connaissances médicales et scientifiques inégalées dans les domaines de la taxinomie et de la chimie ( pages 104 et 105 La Chambre des Curiosités). Il est à noter qu'il a fait un exposé sur les Humeurs corporelles , qui a fait rire certains membres de la confrérie et s'est donc ensuite cantonné à des sujets plus traditionnels.
Derrière la façade respectable et altruiste se cache un redoutable tueur.
Il se sert d'êtres humains pour mettre au point une méthode susceptible de prolonger l'existence de la vie humaine ! Il prélève la cauda equina de ses victimes et se l'injecte. Entre 1872 et 1881 il tue 36 personnes, jeunes et orphelins désœuvrés pour la plupart . En 1881 , il assassine Shottum qui avait découvert ses recherches et met le feu à son immeuble.
Il s'installe ensuite dans une station de pompage désaffectée qui a l'immense avantage de communiquer par le biais de galeries souterraines avec les deux hospices où il travaille.
A partir de 1890 , il disparaît sans laisser la moindre trace Il prend soin d'éliminer quelques témoins . C'est vraisemblablement à cette époque qu'il acquiert sa maison au 891 Riverside Drive. il venait de trouver la formule qu'il cherchait. La phase expérimentale finie il est passé à la production (page 252 La Chambre des Curiosités)
Le dernier assassinat portant clairement sa marque date de 1935. (page 347 La Chambre des Curiosités)
En 1954 , il arrête tout traitement pour stopper son vieillissement. Il meurt en aout 1997.
Le projet de Leng était de guérir l'humanité toute entière en éliminant l'humanité :" réduire l’espèce humaine à néant pour mieux la protéger d'elle même et la guérir à tout jamais de ses insuffisances. Il tentait de mettre au point un poison universel. Un projet impossible à réaliser en l'espace d'une seule vie, d'où son besoin initial de mettre au point une méthode susceptible de prolonger durablement sa propre existence. (page 590 La Chambre des Curiosités)
Cependant, au printemps 1954 , Leng renonce à mener son projet à bien. Cette date correspond à l'opération Castel Bravo, nom de code de la première bombe thermonucléaire qui a explosé au dessus de l'atoll de Bikini ; Leng était convaincu que cette invention signifiait à terme la fin de la race humaine et d'une façon bien plus efficace que tout ce qu'il avait pu imaginer lui même. Il pouvait désormais vieillir et mourir en paix, certain que son rêve de débarrasser la planète des méfaits de l'humanité finirait inévitablement par se réaliser. (page 606 La Chambre des Curiosités)



Eléments divers :


Dans Labyrinthe fatal, nous apprenons que Constance s'est plongé dans la généalogie de la famille Pendergast. Elle souhaite poser des questions à Pendergast au sujet d'un ancêtre du nom d'Augustus Robespierre St Cyr Pendergast. Pendergast répond : " Je sais essentiellement ce qu'en disait l'histoire familiale, c'est-à-dire un ramassis de fables et de contes. Sans parler des légendes horribles qui se murmuraient à son sujet......J'ai bien peur que les placards du clan Pendergast renferment bien des squelettes au sens propre comme au sens figuré." (Labyrinthe fatal - page 10)

Betterton avait consacré deux journées instructives à explorer le passé de Pendergast. La tache n'était pas aisée, il n'aurait pas eu trop d'une semaine, voire un mois. L'inspecteur était le dernier héritier des Pendergast, une vieille famille de la Nouvelle Orléans d'origine franco-anglaise. Dire que les Pendergast étaient excentriques tenait de l'euphémisme, ils avaient compté dans leurs rangs aussi bien des scientifiques et des explorateurs que des charlatans, des colporteurs, des magiciens, des escrocs, et même des assassins notoires. Une vieille tante avait empoisonné tous les siens avant de finir sa vie dans un asile d'aliénés. Quelques générations plus tôt, un grand oncle prestidigitateur avait été le maitre à penser de Houdini. Quand à l'inspecteur Pendergast, il avait un frère au passé extrêmement trouble dont personne n'avait entendu parler depuis un séjour sur l'île de Stromboli quelques temps plus tôt. Pendergast avait lui même été hospitalisé au cours de son adolescence, mais les détails n'étaient as clairs et Betterton n'aurait pas su dire s'il souffrait à l'époque d'une affection mentale ou physique. Le journaliste avait surtout été intrigué par la mention d'un incendie. A l'époque où Pendergast était enfant, une foule en colère avait mis le feu à la maison familiale de Dauphine Street, pour des raisons que l'enquête n'avait jamais pu établir avec exactitude. Aucune des personnes interrogées n'avait avoué faire partie des incendiaires, et les témoignages recueillis par la police n'étaient pas clairs. On avait parlé de culte vaudou, évoqué les animaux domestiques torturés et mis à mort par l'un des enfants Pendergast, accusé la famille de vouloir empoisonner l'eau potable de tout le quartier mais lorsque Betterton avait trié le bon grain de l'ivraie, il avait cru discerner, derrière cet incendie étrange, la main d'inconnus décidés à détruire le clan Pendergast en colportant sur son compte les rumeurs les plus folles. Les Pendergast semblaient avoir été la cible d'un ennemi aussi puissant que mystérieux.(Vengeance à froid - page 218)