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OU HABITE T'IL ?


Pendergast possède 4 propriétés : deux à New York, une à la Nouvelle Orléans et une dernière dans la campagne louisiannaise. Celle de la Nouvelle Orléans est un parking public (Labyrinthe fatal - page 269).
Il semble posséder d'autres biens immobiliers à l'étranger mais pas d'informations précises à ce sujet.



L'appartement du Dakota :


Lorsqu’il est a New York, il habite un immeuble luxueux, le Dakota, entrée sud ouest : L’immeuble se caractérise par une façade gothique, avec des gargouilles de pierre, des pignons et des tours à silhouette médiévale. C’est devant cet immeuble qu’à été assassiné John Lennon en 1980 (la chambre des curiosités, page 37).

Lorsqu’elle voit le Dakota pour la première fois, Hayward est surprise. Elle vérifie l’adresse et trouve que « cette batisse faisait plus penser au manoir de la famille Adams –en vingt fois plus imposant- qu’à un immeuble résidentiel de Manhattan. Deux hauts pignons coiffaient sa façade tels des sourcils ; son toit d’ardoises cuivrées était hérissé de cheminées, de flèches, de tourelles, d’épis de faitage – il ne manquait plus qu’un belvédère. Ou peut être des meurtrières seraient-elles plus de circonstance, songea Hayward » (Le grenier des enfers page 188)

Hayward dit à Pendergast qu’elle trouve l’immeuble « étrange ». Il la corrige en disant qu’il est plutôt « excentrique », c’est un terme que préfèrent les locataires de l’immeuble. (Le grenier des enfers page 189)

Pendergast explique à Hayward que le Dakota s’appelle ainsi parce qu’à sa construction en 1884, le quartier (l’Upper West Side ) semblait aussi éloigné que le Territoire indien. Il dit qu’il dégage un air de solidité, de permanence qui lui plait : bati sur du roc, des murs de 80 cm d’épaisseur en rez-de-chaussée » (Le grenier des enfers page 189)

Pendergast dit « recevoir rarement » (Le grenier des enfers page 189)

Le gardien de l’immeuble s’appelle Johnson.

Le Dakota a un porche vouté devant lequel un gardien veille dans sa guérite. Dans la cour, il y a des plantations soigneusement entretenues et des fontaines au murmure léger, jusqu’à un étroit hall d’entrée situé dans un coin de la résidence. Au fond d’un palier, il y a une porte dépourvue de serrure : il y a un capteur invisible devant lequel Pendergast passe la main. La porte s’ouvre alors avec un léger claquement. Il y a un salon rose à l’éclairage tamisé dont l’une des parois de marbre noir, sert de support à une chute d’eau. Les canapés sont en cuir noir. Dans cette pièce flotte un parfum de lotus. Les bonsais de Pendergast sont dans cette pièce. Tout dans la pièce respire la quiétude. (Fièvre mutante page 55) Il y a un couloir interminable éclairé chichement. Il y a ensuite une bibliothèque, une pièce aux murs couverts de toiles de maitre, un cellier à vin. Il y a ensuite une porte close qui s’ouvre aussi grace à un capteur invisible : la pièce est juste assez grande pour accueillir une table et deux chaises. Un coffre de banque large de plus d’un mètre occupe l’un des murs. (Fièvre mutante page 56)

Les pièces sont hautes de plafond. La pièce principale est peinte en rose, avec des moulures noires, à l’exception d’un mur entièrement de marbre noir, le long duquel glisse une cascade dont les eaux s’écoulent dans un bassin recouvert de fleurs de lotus. Il y a deux tables : sur l’une il y a une collection de bonsais, essentiellement des érables. Sur l’autre, il y a une vitrine qui contient un crane sculpté dans du jade de Chine, un objet d’une grande beauté et d’une extrême délicatesse.

Sur un couloir s’ouvre plusieurs portes : une pièce contient une bibliothèque aux rayonnages couverts d’ouvrages reliés de cuir, un clavecin en bois de rose trône au milieu de la pièce. Il y a un petit salon aux murs recouverts de tableaux dans des cadres dorés, et une pièce aveugle et sombre à l’ameublement minimaliste, composé de paravents de papier de riz et de nattes japonaises posées sur le sol. Il y a un grand salon, entièrement lambrissé de panneaux d’acajou sculptés, avec une grande cheminée de marbre et trois immenses fenêtres s’ouvrant sur Central Park.(la chambre des curiosités page p 360)

Dans le salon il y au mur un tableau impressioniste : des meubles de foin sous un soleil couchant (Le grenier des enfers page 189).

Quand on sait que Pendergast collectionne les tableaux de maitres, on peut se demander s’il ne s’agirait pas de « Meules de foin à la fin de l'été », peint par Monet en 1890 :


Le salon de l'appartement du Dakota est une pièce d'un rose soutenu, dépourvue de fenêtre, baignant dans une lumière douce émanant de coquille en agate disposées sous les moulures du plafond. Un mince rideau d'une eau transparente s'écoule le long d'une paroi de marbre noir au pied de laquelle flottent des fleurs de lotus dans un bassin. Il y a un canapé en cuir et une table basse en bois d'amarante. (Vengeance à froid - page 398)

Ce salon rose est décoré de quelques bonsaïs anciens aux troncs torturés. Des tableaux impressionnistes habillent 3 des murs de la pièce, le 4ème étant recouvert d'une dalle de marbre noir le long de laquelle coule un rideau d'eau. (Descente en enfer - page 127)

L'un des tableaux est un Monet (Descente en enfer - page 221)

Dans l'un des murs roses, il y a une ouverture quasiment invisible. Cette porte s'ouvre sur un long corridor chichement éclairé et arrive à une porte à panneaux. La pièce derrière cette porte est décorée d'un parquet ancien constitué de superbes lattes vernies de grande largeur. Un papier peint à l'ancienne, aux motifs d'une grande délicatesse habille les murs, et le ciel en trompe l'oeil du plafond avait été peint dans le style d'Andréa Mantegna. Dans une vitrine unique sont alignés des objets disparates : un morceau de lave noire tout tordu, une fleur exotique enfermée dans un bloc transparent, une stalactite à la pointe brisée, quelque chose qui ressemble à un débris de chaise roulante, une mallette contenant des instruments chirurgicaux anciens et plusieurs autres souvenirs tout aussi étranges composant une collection pour le moins excentrique dont Pendergast était probablement le seul à connaître la signification. Cette pièce est le bureau privé de l'inspecteur. Un bureau Louis XV trône au centre de la pièce : c'est un meuble en bois de rose, orné de dorures et de marqueteries aux dessins d'une incroyable complexité. Outre le fauteuil de bureau de Pendergast, un seul siège est présent dans la pièce : un fauteuil ouvragé adossé au mur du fond. (Descente en enfer - page 129)

L'appartement du Dakota est en fait constitué de 3 appartements réunis en un seul. Les épais murs de pierre laissent filtrer un léger bruit de circulation, 5 étages plus bas, sur la 72ème Rue Ouest. Au fond du couloir en parquet ciré se trouve une petite pièce au plafond habillé de caissons anciens, au sol couvert de tapis de Tahriz et d'Ispahan. Des manuscrits enluminés et des incunables somptueusement reliés sont alignés derrière les vitraux de bibliothèques en acajou. Une autre pièce est un jardin zen. (Descente en enfer - pages 106 et 107)

Le long couloir fait un coude vers un second corridor au bout duquel se trouve un Shoji, une cloison de papier de riz faisant office de porte. Le panneau coulisse et on arrive à la salle de bain équipée d'un ofuro, une grande baignoire japonaise de bois blond hinoki. Le sol de la salle de bain est en ardoise (Descente en enfer - pages 108 et 109)

L'une des pièces de ce couloir a les murs couverts de rayonnages en acajou sur lesquels s'alignent des ouvrages reliés plein cuir des XVIIIème et XIXème siècles. En face s'ouvre un large bow-window d'acajou patiné accueillant de chaque coté une banquette rembourrée. La fenêtre donnait sur le carrefour de la 72ème rue et de Central Park Ouest. (Descente en enfer - page 222)

L'appartement du Dakota dispose d'une issue de secours. Dans un réduit entièrement vide, il y a une échelle de corde enroulée sur elle-même. Une trappe fermée à l'aide d'un cadenas se découpe dans le sol. Il y a sous cette trappe une petite pièce équipée d'une commode, d'un canapé et de toute une série de machines étranges alignées sur une table. (il n'est pas précisé dans le texte si cette pièce est un appartement qui permet simplement de sortir à un autre étage). Il y a une Honda Civic 1984 en mauvais état garée le long du trottoir qui permet de s'enfuir. (Descente en enfer - page 251)

Dans l'immense appartement du Dakota, il y a une pièce que Pendergast nomme "son atelier" : la pièce, dénuée de toute décoration est conçue pour aider à la concentration : le plancher et les murs sont d'un gris métallique totalement neutre, les fenêtres dominant la 72ème rue sont condamnées par des volets. Pendergast a même banni les chaises de cet espace de travail. Une immense table en chêne courant sur toute la longueur de la pièce en constitue l'unique mobilier. Il y a un lecteur de CD incorporé à l'un des murs, les hauts parleurs sont invisibles. Pendergast ne diffuse dans cette pièce qu'une seule musique : La mélodie grave du "Ricercare à six voix" de l'Offrande musicale de Bach. Pendergast ne l'écoute pas pour sa beauté mais pour la façon dont son architecture complexe, éminemment mathématique, aiguise ses facultés mentales. (Descente en enfer - page 268)

"A l'extrémité d'une suite de trois appartements reliés les uns aux autres par une enfilade de couloirs, à l'abri d'une cloison coulissante de bois et de papier de riz se dissimulait un uchi-roji, le jardin d'une maison de thé traditionnelle japonaise. Une allée de pierres plates zigzaguait entre les arbres nains et l'air, traversé par un parfum d'eucalyptus, résonnait du chant d'oiseaux invisibles. La maison de thé proprement dite dressait sa silhouette délicate un peu plus loin, à peine visible dans la semi-pénombre imitant artificiellement la lumière d'une fin d'après-midi. Ce jardin miniature merveilleux, créé de toutes pièces dans le secret de cet immeuble d'habitation de Manhattan, avait été conçu par les soins de l'inspecteur Pendergast afin de se ressourcer. Le maître de maison méditait sur un banc de bois keyaki sculpté, au bord de l'allée de pierre. Parfaitement immobile, il sondait l'eau noire d'un minuscule étang dans lequel on devinait la présence spectrale de quelques poissons rouges." (Labyrinthe fatal - page 63)

D'Agosta est souvent venu au Dakota et est toujours frappé par l'odeur qui y règne : un mélange de cire d'abeille et de vieilles boiseries que souligne une légère touche de cuir. Il trouve le lieu raffiné et vieillot dans ses moindres détails, qu'il s'agisse des boutons et autres garnitures en laiton brillant de l'ascenseur, de la moquette épaisse, des magnifiques murs en travertin qu'éclairaient des appliques du XIXème siècle. (Descente en enfer - page 148)



Le Dakota existe réellement. C'est un immeuble connu de New York. Wikipedia nous explique ceci :
Le Dakota Building (The Dakota), est un immeuble de New York construit entre le 25 octobre 1880 et le 27 octobre 1884. Il se situe au coin nord-ouest de la 72e rue et de Central Park West dans le borough de Manhattan, à New York. Il fut dessiné par l'architecte Henry Janeway Hardenbergh, qui réalisa également le Plaza Hotel, pour le compte d'Edward Clark, le dirigeant de la Singer Corporation. Il est connu pour avoir été la résidence de John Lennon et l'endroit où il a été assassiné le 8 décembre 1980.
Le Dakota est construit autour d'une cour accessible par une porte cochère assez large pour laisser passer des attelages à chevaux.
L'agencement des appartements est similaire au style français pendant cette période, avec des pièces accessibles en enfilade mais également depuis un hall ou un couloir. Cet agencement permet également au personnel d'avoir des circulations discrètes.
Les pièces principales donnent sur la rue et les pièces secondaires sur la cour. C'est l'un des premiers immeubles de New York à avoir des appartements traversants.
À l'époque, le Dakota avait 65 appartements, avec 4 à 20 chambres. Ils étaient tous différents. Les appartements étaient accessibles par des ascenseurs placés aux quatre coins de la cour. Des escaliers et des ascenseurs de service desservaient les cuisines. Les infrastructures étaient exceptionnelles pour l'époque. L'électricité était produite sur place, et l'immeuble possédait le chauffage central.
Le Dakota a connu un succès immédiat, les appartements étaient tous loués avant que l'immeuble ne soit ouvert. Pour la haute société de New York, c'était à la mode d'habiter dans ce genre d'immeubles, et le succès du Dakota a engendré la construction de nombreux autres immeubles d'appartements de luxe à New York.
John Lennon, le fondateur des Beatles et son épouse Yoko Ono habitaient un appartement du Dakota Building depuis le milieu des années 1970. Le 8 décembre 1980, alors qu'ils reviennent d'une session en studio, pour son dernier disque Double Fantasy, Lennon est assassiné devant le bâtiment par un déséquilibré, Mark David Chapman, à qui il avait signé un autographe quelques heures plus tôt, et qui l'avait attendu pour commettre son crime. Le Dakota Building est aussi entré dans l'histoire à cause de ce drame qui a bouleversé la planète.

Dakota Building



La maison du 891 Riverside Drive:


A venir


La plantation de Penumbra:


A La Nouvelles Orléans , la plantation familiale se nomme Penumbra. Elle avait été érigée en 1821 par la famille Pendergast et était inscrite au registre des Monuments historiques. La façade présente des colonnades et est de style grec, encadrée de vénérables chênes d’où pendent des guirlandes de mousse espagnole. Elle est ornée d’une plaque de cuivre qui indique la date de sa consctruction et le nom de la famille Pendergast. Du fait des années, une épaisse patine de vert-de-gris recouvre les balustrades en cuivre du premier étage. La peinture des colonnades s’écaille et il règne autour de Penumbra une atmosphère d’abandon, d’humidité et de désuétude. A la droite de la maison, il y a un petit jardin botanique fermé par une haie. Il y a là un tsuga du Canada derrière lequel on apercoit un carré de terrain ceint de grilles rouillées. Des stèles de marbres et des pierres tombales mangées par la végétation s’élève de tous cotés, certaines à la verticale, d’autres périlleusement penchées. C’est le cimetière familial. (Fièvre mutante page 37 et 38)
Pendergast est le bénéficiaire d’une rente familiale. Il doit remplir une obligation sous peine d’être déshérité : Tous les 5 ans, il doit se rendre à Penumbra accompagné d’un notaire, sur la tombe de son grand père Louis de Frontenac Diogène Pendergast. Sur la pierre tombale de celui-ci, il y a :
Hic jacet sépultus
Louis de Frontenac Diogène Pendergast
2 avril 1891 – 15 mars 1965
Tempus edax rerum

La plupart des personnes qui reposaient dans ce cimetière avaient été exhumés de la crypte de la maison familiale de Dauphine Street au lendemain de l’incendie qui avait détruit la vieille demeure du clan Pendergast à La Nouvelle Orléans (Fièvre mutante page 38 à 40)

Le gardien de Penumbra s’appelle Maurice. Il s’efforce d’entretenir la maison. Il appelle Pendergast « Maitre Aloysius » . Il vit seul à Penumbra depuis 12 ans. Il refuse que Pendergast embauche une gouvernante et un cuisinier car il affirme pouvoir s’occuper seul de la maison (Fièvre mutante page 37 et 41)

A Penumbra, la cuisine est entièrement vide. Il y a une suite de salons et de petits salons, le garde manger. Il flotte dans l’air des odeurs tout droit sorties de son enfance : des effluves de cire, de vieux chêne et même un soupçon oublié du parfum de sa mère, noyés dans un mélange d’humidité et de moisissure. Chaque objet, chaque bibelot, chaque tableau était à sa place, du presse papier jusqu’au cendrier en argent, porteur de mille et une réminiscences attachées à des proches, disparus depuis longtemps. Des souvenirs de noces, de baptêmes, de veillées funèbres, de réceptions, de bals masqués, d’enfants courants d’une pièce à l’autre, pourchassés par la réprobation de vieilles tantes. Il y a un grand escalier qui débouche sur un palier. A partir de là, deux couloirs opposés conduisent aux chambres des deux ailes du batiment, de part et d’autre d’un grand salon dans lequel on accède en passant par une double porte en arc de cercle, protégée par des défenses d’éléphant. Dans la pièce trône une peau de zèbre. Au dessus d’une cheminée immense, l’énorme tête d’un buffle du Cap observe méchamment le visiteur, avec ses yeux de verre. De nombreux autres trophées ornent les murs : kudus, chevreuils, cerfs, biches, sangliers sauvages, élans… Le long d’un mur, se dresse un ratelier ancien dans lequel est enfermée sa collection d’armes de chasse. Il n’a plus touché à l’un de ces fusils depuis le jours de la mort d’Helene. (Fièvre mutante page 42)

Les Pendergast ne vendent jamais leurs terres (Fièvre mutante page 94)


La maison de La Rochenoire devenue un parking :


Après l’incendie de la maison de Rochenoire, les sépultures qui se trouvaient dans les cryptes ont été transférées vers la plantation de Penumbra, les souterrains ont été comblés et les ruines passées au bulldozer. L’endroit est resté en friche pendant de nombreuses années jusqu’à ce que Pendergast loue le terrain aux gérants d’un parking. Rochenoire était située à l’écart, protégée de la rue par un jardin. Il s’agissait à l’origine d’un monastère, un solide bâtiment orné de bow-windows, habillé de créneaux et surmonté d’un belvédère, le tout dans un style néogothique en rupture avec l’architecture environnante. Sa chambre se trouvait au coin du premier étage. L’une de ses fenêtres dominait le cottage Aubudon, avec une vue plongeante jusqu’au fleuve. Quant à la seconde, elle donnait sur la maison Le Prëtre ; Aloysius a passé des heures à regarder les Le Prêtre s’agiter derrière leurs fenêtres dont ils ne tiraient jamais les rideaux. Pour le jeune garçon qu’il était, ce fut une véritable éducation en matière de dysfonctionnements relationnels. (Fièvre mutante page 94)
Se reporter à la section consacrée à "Sa Famille" pour de plus amples détails sur la maison de La Rochenoire.