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2 - LE GRENIER DES ENFERS

Le grenier des enfers

Titre original : Reliquary

Année de parution : 1997

Traducteur : Philippe Loubat-Delranc


4ème de couverture :

En recherchant dans les égouts de New York un sac de cocaïne jeté par un dealer, un plongeur de la brigade fluviale remonte deux cadavres sans tête, presque réduits à l'état de squelettes. Ils portent des marques de morsures qui n'ont pu être infligées ni par une bête ni par un humain... On signale au lieutenant Vincent d'Agosta, chargé de l'enquête, que parmi les « taupes », ces sans-abri qui occupent le sous-sol de la ville, d'autres assassinats avec décapitation ont été enregistrés. Là encore, ils ne peuvent être l'oeuvre d'un homme. Qui a commis ces meurtres horribles ? Le monstre hybride que la police croyait avoir anéanti est-il de retour ?

Avis des lecteurs (2 avis) :

Le grenier des enfers est la suite de Relic. On y retrouve les mêmes personnages, plus murs, traumatisés par l’expérience vécue dans Relic puisque ces faits ci ne se déroulent que 18 mois après les évènements du Musée. Le huis clos dans les dédales du museum d’histoire naturelle, qui donnait tant de relief à l’ambiance du livre, se retrouve dans celui-ci puisque l’action se situe sous Manhattan, dans des galeries de métro oubliées, mais bien réelles : Les auteurs nous font découvrir un monde caché, organisé qui vit caché à coté de nous, recueillant les débris délaissés par notre civilisation. On ne manquera pas de penser à l’univers de Clive Barker pour lequel il s’agit d’un thème de prédilection. Néanmoins, le monde caché de Preston et Child existe bel et bien sous Manhattan, ainsi que le révèle une note en fin de livre. Relic et le grenier des enfers sont des livres à connotation scientifique bien documentés. On se doute que les labos décrits, les faits scientifiques évoqués ont fait l’objet d’une documentation auprès de spécialistes. Sur ces deux livres, on pourrait se croire dans les univers du thriller scientifique de Michael Crichton. Néanmoins, j’ai relevé une mention malheureuse au sujet d’une maladie génétique que je connais bien et curieusement, c’est la seule qui est nommée, sortant d’un chapeau : lorsque les docteurs Frock et Green demandent l’examen de squelettes qui constituent des cas médicaux conservés au musée, on demande la sortie d’un squelette d’une personne atteinte de neurofibromatose ainsi que d’autres maladies non citées. Je tiens à préciser, étant responsable d’une association de patients atteints de cette maladie, que les déformations osseuses, qui demeurent très exceptionnelles causées par cette maladie génétique, sont sans rapport aucun avec les déformations granguignolesques décrites dans le livre. Cette maladie est souvent associée aussi à celle qu’avait John Merrick, plus connu sous le nom d’elephant man, alors que c’est faux, puisqu’il était atteint du syndrome de Protée. Allez savoir pourquoi Preston et Child ont cité la neurofibromatose…Les lecteurs du livres concernés seront probablement très peinés, d’où ma remarque… Ainsi, je rétablis la vérité.
Mais revenons au livre…
L’action s’est intensifiée par rapport au premier tome : les personnages principaux se sont étoffés, on apprend plus de choses sur leur vécu. L’agent Pendergast prend également de l’ampleur : Finalement peu présent dans Relic, le personnage est ici plus développé, faisant preuve d’un cynisme prometteur. Le grenier des enfers gagne sans hésitation des galons de thriller haletant, c’est un livre dont on se détache difficilement, on a envie de ne pas être dérangé pour le lire bien vite. Le dénouement du livre m’a laissée perplexe, je ne m’attendais pas à ça. Mais finalement, c’est parfaitement cohérent et logique. Il y a un effet de surprise qui sur le coup m’a déplu, car du style de ce qu’on trouverait dans un film d’aventure à la sauce hollywoodienne. Mais finalement, on est sur un livre riche en rebondissement et en action, donc…c’est cohérent. La lecture de Relic me parait indispensable avant d’aborder le grenier des enfers, à la fois pour parfaitement comprendre de ce dont il est question, mais aussi pour apprécier la progression psychologique des personnages. Deux livres à lire impérativement !!! (Catherine B.)


Après avoir été légèrement déçue de "Relic", j'ai quand même eu envie de poursuivre la lecture des aventures de Pendergast et là, je dois dire que j'ai été rassurée. En effet, bien que "le grenier des enfers" reprenne les personnages de Relic, je trouve que ce roman a beaucoup plus de rebondissements et, il est vrai, nous interroge sur les manipulations génétiques ainsi que sur la vie des pauvres gens dans les sous sols des villes. (Sonia M.)