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8 - LA TRILOGIE HELEN

Fièvre mutante Vengeance à froid Descente en enfer


FIEVRE MUTANTE

Titre original : Fever dream
Année de parution : 2010
Traducteur : Sebastian Danchin


4ème de couverture :

Pendergast a perdu sa femme lors d'un safari, en Afrique - sous les crocs d'un lion. Douze ans après le drame, il découvre qu'il ne s'agissait pas d'un accident, comme il le pensait jusque-là, mais d'un meurtre...
Qui pouvait en vouloir à Hélène ? Pourquoi a-t-elle été tuée ? Épaulé par son fidèle Vincent D'Agosta, de la police de New York, Pendergast n'aura de cesse de résoudre l'énigme.
Mais connaissait-il si bien Hélène ? Il l'avait rencontrée lors d'une exposition consacrée au peintre naturaliste Audubon. Elle semblait s'intéresser à un dessin quasi inconnu du maître. Mais plusieurs personnes sont à la recherche de ce même dessin. Une chasse au trésor et une course-poursuite commencent alors, dans une histoire où le chasseur pourrait bien être en même temps le gibier.


VENGEANCE A FROID

Titre original : Cold Vengeance
Année de parution : 2011
Traducteur : Sebastian Danchin


4ème de couverture :

Une partie de chasse tourne au règlement de comptes entre Pendergast et son beau frère, Judson Esterhazy. Ce dernier lui révèle qu’Hélène, prétendument morte il y a douze ans est toujours en vie. Passé la stupeur et le sentiment de trahison, Pendergast, qui jusqu’à présent recherchait les meurtriers de son épouse, n’a plus qu’une obsession : la retrouver et surtout comprendre pourquoi elle lui a menti.


DESCENTE EN ENFER

Titre original : Two graves
Année de parution : 2012
Traducteur : Sebastian Danchin



4ème de couverture :

Après que sa femme, Hélène, est enlevée sous ses yeux, l'agent spécial Pendergast, du FBI, se lance à la poursuite des ravisseurs, les pourchassant à travers les États-Unis jusqu'à Mexico. Mais là, ils lui échappent et Pendergast, brisé, rentre à New York pour s'enfermer dans son appartement, refusant tout contact avec le reste du monde. C'est son fidèle ami, D'Agosta, qui vient le sortir de sa retraite. Il a besoin de son aide pour résoudre une série de meurtres étranges commis dans plusieurs hôtels de Manhattan. Le coupable ? Un garçon qui semble doué de capacités psychiques hors du commun, au point d'échapper chaque fois à la police de manière inouïe. Pendergast découvre bien vite que les meurtres sont en fait un message des ravisseurs d'Hélène. Pourquoi ? La réponse se trouve au plus profond d'une forêt d'Amérique du Sud, où Pendergast affrontera un ennemi redoutable. Un vieux démon qu'il avait déjà combattu...


Avis des lecteurs (2 avis) :

Le premier volet de cette nouvelle trilogie nous fait découvrir Helen Pendergast, épouse défunte de l’inspecteur. Peu mentionnée dans les autres ouvrages de la saga (Pendergast en parle brièvement dans Relic), Helen est bien malgré elle au centre de l’histoire relatée dans Fièvre Mutante.
Fièvre mutante constitue selon moi un point charnière de la saga des Pendergast :
Les deux livres qui le précèdent, Valse Macabre et Croisière Maudite narraient des aventures certes palpitantes, mais nourrissaient relativement peu ce que je n’hésiterais pas à appeler « la mythologie Pendergast ». La trilogie Diogène, était jusqu’à aujourd’hui, la meilleure source d’information sur notre cher inspecteur. Fièvre mutante renoue avec cela et grouille littéralement d’informations sur l’inspecteur lui-même, sa femme, sa famille, son enfance et même sa belle famille. C’est donc à n’en pas douter un opus qui comblera les fans.
Du fait de cette richesse d’informations, le coté « documentaire » habituels aux auteurs est limité à la visite de la Louisiane, mais franchement, nous ne perdons pas au change…bien évidemment.
Fièvre Mutante est nettement en deux parties : la première est animée par le tandem habituel Pendergast /d’Agosta, et la seconde par un duo Pendergast/Hayward. Or, si d’Agosta admire Pendergast, se fie complètement à lui et ne le contredit jamais, la rebelle capitaine Hayward le déteste franchement, exècre ses « méthodes de forban » (je cite…). Elle est, en tout point, le parfait opposé de Pendergast, aussi soucieuse de régularité, que lui du résultat quelle que soit la façon de l’obtenir. Et pourtant… La scène épique du marais marquera un tournant dans leur relation.
Autant dire que le rythme des deux parties est différent, les auteurs sachant parfaitement habiter leurs personnages pour le plus grand plaisir des lecteurs. Les rebondissements vont bon train.
Le lien avec d’autres ouvrages de la saga est fait : Constance, apparue dans La Chambre des Curiosités et mise en vedette dans Croisière Maudite est présente, son mystérieux passé révélé. Hayward fait allusion à ses débuts, évoqués dans Le Grenier des enfers. L’évolution de ces personnages est si intéressante que ne pas les connaitre depuis l’origine serait vraiment dommage.
La note d’humour qui était le lot du regretté William Smithback est présente à travers le cynisme habituel de l’inspecteur, mais aussi à travers les ressentis savoureux du psychiatre qui s’occupe de Constance. Le pauvre est complètement perdu et découragé par ce cas incompréhensible, mais est aussi taraudé par sa conscience professionnelle. Les entretiens entre Constance et son psychiatre sont excellents.
Mais revenons-en à notre cher inspecteur…
Plus que jamais, la dualité de son esprit est visible dans Fièvre Mutante. Il est agréable de constater qu’il est humain. Rare sont les moments de la saga où ce loisir nous est accordé, Danse de Mort était un opus de choix pour cela. Dans les moments d’évocation d’Hélène, sa cuirasse d’impassibilité est enfin altérée. Puis, son coté bipolaire réapparait , se renforce et laisse place à une cruauté sans nom dans certaines scènes. Ses méthodes peu orthodoxes sont mises en avant et soulignées par son physique étrange, ses yeux argentés, son regard de glace.
Avec ce livre, la mythologie Pendergast se complète considérablement. On arrive ici à avoir un personnage qui a un passé complexe, cohérent, riche. Fièvre Mutante est un très grand pas, vers un très grand personnage de thriller.
Dans le second volet de la trilogie, Vengeance à froid, on peut apprécier le retour d’un personnage découvert dans un autre livre, Les croassements de la nuit : la jeune protégée de Pendergast, Corrie Swanson. Le personnage de Corrie connait une ascension (voire une propulsion….) notable car elle se vante d’être l’assistante de Pendergast (rappelons qu’elle était son guide et chauffeur dans la localité où se situait l’action des Croassements de la nuit) et se livre d’ailleurs à une enquête semblant connaitre assez bien les ficelles du métier…
Vengeance à froid remet en lumière l’aptitude au déguisement de Pendergast, à se faire passer pour quelqu’un d’autre. Cette facette de l’inspecteur avait été dévoilée dans Le violon du diable (il était déguisé en touriste) mais aussi dans Le livre des trépassés (dans lequel il apparait sous les traits d’un concierge acariatre). Rappelons que Pendergast partage cette caractéristique avec le personnage de Sherlock Holmes.
Loin des premiers livres de la saga dans lesquels le personnage de Pendergast paraissait presque surnaturel, Pendergast souffre beaucoup dans cet opus, à la fois physiquement par une blessure extrêmement grave et psychologiquement par la recherche de la vérité sur sa femme. En continuité par contre avec le premier opus, on retrouve un Pendergast dynamique, déterminé, violent , attitudes qui font référence au fait que le personnage contient en lui une certaine folie dévastatrice. Néanmoins, la façon dont est traité cet aspect (argent, société criminelle désirant asservir le monde, bateau de luxe, violence, dynamisme, personnages forts, espionnage, etc…) donne une connotation un peu trop proche de James Bond à mon gout. Malgré ce petit bémol (qui n’engage que moi), Vengeance à froid est un livre excellent, particulièrement agréable à lire tout de suite après le premier opus et confirme que la trilogie Helen est un très bon cru tout en étant vraiment différente de la trilogie Diogène, plus subtile, moins visuelle et fortement tintée de fantastique notamment avec le personnage d’Enoch Leng. Il en faut pour tous les gouts… Si on compare les deux trilogies, la trilogie Helen aborde des thèmes connus du grand public et des sujets de préoccupations actuelles : la grippe aviaire, les virus mutants par exemple. La trilogie Helen s’inscrit bien dans l’air du temps et c’est probablement ce qui la rend aussi percutante. A noter que le thème du savant fou a été longuement abordé dans plusieurs livres solos des auteurs.
Le dernier opus est toujours dans le ton de la trilogie, entre dynamisme et abattement, l’agent Pendergast doit faire face à des situations complexes. L’histoire est pleine d’éléments mythologiques nouveaux avec l’apparition de nouveaux personnages étonnants. Un espace est soigneusement réservé aux autres personnages avec notamment la présence de Viola Maskelene, qui fait une plaisante mais rapide apparition. Je ne serai pas étonnée de la retrouver dans le prochain livre tant elle est précieuse au cœur de Pendergast ainsi que le montre l’extrême fin du livre (en tout bien tout honneur, dans une lettre, n’est ce pas ?).
Nous retrouvons avec bonheur le docteur John Felder, psychiatre opiniatre de Constance dans une aventure parallèle dramatiquement cocasse, torturé par des allergies et par une vieille dame affublée d’un bien étrange domestique. Nous revisitons en détail la maison de Riverside Drive, ce qui est bien agréable.
Mais là ne sont pas les sujets principaux bien sur, ce sont simplement des amuses-bouches… Le cœur de l’intrigue est bien celui dévoilé par Vengeance à froid, à savoir un mystérieus groupe criminel nazi. Si l’intrigue est bien menée et bien ficelée, l’évocation de la création d’une génération d’enfants particuliers ramène à notre esprit un autre livre (transposé en son temps en film) sur un thème approchant, Ces garçons qui venaient du Brésil d’Ira Levin. Bien sur, Pendergast est là, sa magie opère. Et quelle magie…. Confronté à un redoutable ennemi, il n’est pas au bout de ses surprises, et nous non plus d’ailleurs. Rien ne nous est épargné, pour notre plus grand plaisir.
Un très bel opus donc qui ne peut être lu indépendamment des deux autres. Pour ma part, et cela n’engage que moi, bien que la qualité de cette trilogie soit exceptionnelle, je reste avec ma préférence pour la trilogie Diogène, plus en retenue, plus subtile et davantage teintée de fantastique. (Catherine B.)



Concernant Fièvre Mutante, encore un excellent roman (ou plutôt une excellente trilogie) de ce duo de choc formé par Preston et Child.
Dans ce nouvel opus, nous faisons connaissance avec Hélène, la compagne de notre inspecteur préféré, décédée 12 ans plus tôt lors d'une partie de chasse en Afrique. C'est tout à fait par hasard que Pendergast découvre que ce décès est en fait un meurtre.
La question est, bien sûr, qui a pu commettre ce crime et surtout pourquoi ?
Concernant Vengeance à Froid, comment réagiriez vous si votre beau frère, qui tente de mettre fin à vos jours, vous annonçait que votre femme, assassinée 12 ans plus tôt lors d'une partie de chasse (voir Fièvre Mutante) est en fait vivante ? Je pense que nous ferions tous comme notre ami !
Ce nouvel opus est une fois de plus très prenant. Beaucoup de personnages interviennent durant cette enquête, tout le monde veut aider Pendergast à retrouver Hélène.
En parallèle, nous retrouvons aussi Constance pour qui le séjour à Mount Mercy ne sera pas de tout repos.
Concernant Descente en enfer, voici le dernier volume de cette trilogie que je qualifierais de MAGISTRALE. Une série de meurtres perpétrés à New-York seraient en fait causés par les ravisseurs de la femme de Pendergast.
Cette nouvelle enquête va conduire l'inspecteur jusqu'au Brésil, lieu où vécu Hélène quelques années auparavant. Ce qu'il va découvrir dans ce pays le changera à tout jamais. En parallèle, nous retrouvons Corrie (que nous avions quitté en très mauvaise posture dans le 2° tome) et bien sûr Constance et son très dévoué docteur Felder.
Certes, je ne peux en dire plus au risque de tout dévoiler, mais je dois dire que j'ai rarement mis aussi peu de temps pour lire un roman, et même une trilogie. Pour moi, elle est même plus intense que celle de Diogène. (Sonia M.)