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9 - EXTRACTION

Relic



Titre original : Extraction

Année de parution : 2012

Traducteur : Sebastian Danchin



Résumé de l'éditeur :

Aloysius Pendergast, neuf ans, vit dans le Vieux Carré, le quartier français de La Nouvelle-Orléans. Son frère cadet Diogène vient de perdre une dent de lait. Au lieu de la mettre sous son oreiller, il sacrifie à une tradition locale et va la déposer de nuit sous le porche de la maison du Vieux Dufour, homme inquiétant à qui l’on prête des pouvoirs maléfiques… L’un des deux frères ne sortira pas indemne de cette aventure inédite, à l’origine de la haine qu’ils se voueront adultes.


Mon opinion :

Extraction est une nouvelle d’une trentaine de pages.

On peut envisager l’histoire comme une préquelle à la saga, comme un aparté offert par les auteurs.
Pendergast raconte une histoire relative à son enfance, à Constance avant de diner, comme chacun d’entre nous pourrait le faire, en toute tranquillité. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié l’entrée en matière : un diner qui tarde à être préparé, une discussion confortablement installés dans le salon réchauffé par un feu de cheminée, un invité qui suggère de raconter un souvenir et une fois l’histoire racontée, tout le monde se lève pour aller diner alors que de délicieuses effluves arrivent à leurs narine. Mise en scène très cocooning, très agréable… On a presque l’impression d’y être. Certes, chacun d’entre nous peut se retrouver dans cette scène, mais voilà, n’est pas Pendergast qui veut, et l’histoire en question n’est pas banale du tout…

L’histoire narrée par Pendergast nous en dit plus sur le caractère de Pendergast enfant, et sur la relation avec son frère. Aloysius n’était pas le grand frère idéal et effectivement, cette nuit particulière a sans aucun doute eu un effet délétère sur Diogène.
J’aurais aimé que l’histoire, qui a le mérite de nous présenter des personnages inconnus jusqu’alors, aille plus loin. Elle débouche sur un mystère, et finalement n’est pas résolue. Mais connaissant Preston et Child, nous entendrons peut être à nouveau parler de l’oncle Everett. Qui sait ? ils nous ont déjà ménagé tant de surprises.

Cette nouvelle renoue avec un genre que la trilogie Helen avait mis de coté : On retrouve l’once de fantastique qui était caractéristique de la saga et c’est bien agréable.
J’aimerais bien que des facettes du personnage de Pendergast nous soient révélées par le biais de nouvelles comme celle-ci. C’est une idée bien sympathique qu’ils ont eu là. J’espère que les auteurs continueront dans cette voie, pour nous faire patienter, entre deux romans.